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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:27

C’est en 2005 pour les états-uniens, en 2009 pour nous, de ce côté-ci de l’Atlantique et lisant dans la langue de Molière, que Craig Johnson nous lance à la suite de son sheriff récurrent, Walter Longmire. Le premier volet des aventures du policier s’intitule Little Bird en français et The Cold Dish dans la langue de Shakespeare. Le titre en version originale fait référence à une citation de Choderlos de Laclos disant que “la vengeance est un plat qui se mange froid”. Nous sommes déjà dans l’état d’esprit qui prime dans ce premier opus… Un état d’esprit au milieu d’un paysage grandiose. A couper le souffle et que la plume de Johnson rend palpable. Car c’est un roman noir au pays de ce qu’on appelle le “Nature Writing” que nous offre l’écrivain. Quant au titre “français”, il évoque le personnage central de l’histoire.

Little Bird (Gallmeister, 2005)Mélissa Little Bird a été victime d’un viol quatre ans plus tôt. Un viol qui a débouché sur des condamnations légères pour ses agresseurs, condamnations qui leur ont permis d’être libres très vite… Cela pèse dans l’esprit du sheriff du comté d’Absaroka au Wyoming. Un comté fictif mais si proche de la réalité. Le comté le moins peuplé de l’état le moins peuplé des Etats-Unis. Cela pèse dans son esprit, le hante, et se rappelle à lui, si besoin en était, lorsque l’un des agresseurs est retrouvé mort. Une balle dans le dos qui ne pouvait qu’être tirée volontairement. Et voilà une affaire dont Walt Longmire se passerait bien. Il s’en passerait bien car il ne peut laisser faire… quand il a bien d’autres chats à fouetter, quand il a bien d’autres choses qui le préoccupent… Notamment cette mélancolie qui le tient au bord de la dépression.

La vérité n’est pas simple, plusieurs personnes pourraient endosser le titre de suspect idéal, numéro un. Découvrir la vérité prend du temps. Un temps qui épouse le rythme de la narration. Le rythme des pensées du policier. Quand un deuxième agresseur est trouvé dans le même état que le premier, le temps se fait pressant. Et Walt Longmire continue à se démener au milieu de ses femmes, Ruby, la standardiste et grande ordonnatrice de son emploi du temps, Dorothy, patronne du Busy Bee et Vic, son adjointe (celle de Walt). Au côté de son meilleur ami, Henry Standing Bear, qui pourrait avoir eu envie de venger Mélissa Little Bird…

C’est un roman singulier que ce premier opus de la série, ou plutôt un univers singulier qui entre chez nous. On connait les Bighorn Mountains grâce à d’autres écrivains, C.J. Box par exemple, mais c’est une musique particulière que nous fait entendre Craig Johnson. Une musique particulière pour un endroit particulier. Un endroit dont il nous décrit la vie, les membres, de manière si parlante, si touchante. Un univers emprunt d’une grande humanité et un sheriff d’une grande sensibilité, agissant, enquêtant presque malgré lui, presque à contre-chœur.

Il ressasse sa vie, la mort de sa femme quelques années plus tôt, le départ de sa fille, et nous le suivons essayant d’avoir une vie sociale, une vie en dehors de son métier…

C’est un roman qui touche et qui nous présente une communauté sur les contreforts des Rocheuses, une communauté riche de cultures différentes et cohabitant au mieux. Un équilibre pas toujours simple pour les individus, pas toujours simple pour Longmire, dans cette communauté où les différentes cultures finissent par s’imbriquer, s’apprivoiser. Un livre qui nous rappelle que la violence faite aux femmes reste un fléau où que l’on soit.

 

Un an plus tard paraît le deuxième volet des aventures du sheriff du comté d’Absaroka. Du côté des Rocheuses, il s’intitule Death without company, de ce côté-ci, entre les Alpes et les Pyrénées, c’est Le camp des morts. Il est une nouvelle fois édité par Gallmeister et traduit par Sophie Aslanides. Ils méritent d’être cités.

Le titre anglais fait référence à un proverbe basque. Eh oui ! Un proverbe basque. De ces indiens des Pyrénées comme les appelle un personnage à un moment de l’histoire. Un proverbe basque qui vous prévient que si vous vivez sans ami, votre mort sera solitaire. Un proverbe, basque comme l’un des postulants, le plus en vue, au nouveau poste d’adjoint pour lequel le sheriff recrute. Basque comme la victime d’un meurtre qui n’en est peut-être pas un. Un meurtre dénoncé par Lucian Connally, le prédécesseur de Longmire à la tête de la police du comté d’Absaroka et son partenaire hebdomadaire d’échec.

Nous sommes quelques jours après la fin du précédent roman. Walt Longmire ne s’est pas encore remis de l’issue Le camps des morts (Gallmeister, 2006)de son enquête précédente… Mais il va bien devoir s’en remettre, ne serait-ce que pour tous ceux qui l’entourent, tous ceux qui le poussent à remonter la pente. Il va devoir s’en remettre pour mener une enquête sur une mort qui a toutes les apparences d’une mort naturelle… Et c’est la vie de l’ancien sheriff qui va remonter à la surface. L’exploration d’une communauté qui peuple le petit coin de terre où sévit Longmire nous est offerte.

L’univers de Craig Johnson s’enrichit. Rien n’y est facile et les apparences ne suffisent pas, il faut les démonter, s’en défaire. C’est ce à quoi va devoir s’astreindre notre narrateur et personnage central de la série. Tout en cherchant à retrouver un certain équilibre, à reprendre pied. A investir autant sa vie personnelle que sa vie professionnelle. Pas simple. Mais, encore une fois, ceux qui l’entourent vont l’aider… Parmi eux, une nouvelle venue, seulement entendue au téléphone jusque là, Cady, sa fille avocate à Philadelphie.

Les intérêts en jeu dans cette histoire sont également financiers, il faudra toute la volonté de Longmire pour garder les reines de l’histoire.

Craig Johnson confirme son talent et sa capacité à raconter, conter une histoire. Un rythme qui lui est propre, loin de l’emballement et du galop de certains thrillers, il mène sa barque, s’attarde et nous captive en décrivant toute l’humanité de ses personnages, leurs qualités et leurs défauts. Avec l’ampleur que prend la série, on est sûr (et pas seulement parce que l’on sait qu’à ce jour, elle compte huit opus de l’autre côté de l’Atlantique) qu’elle nous emmènera loin.

 

A suivre, donc, au plus près de ce sheriff récurrent.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 21:42

Je n’ai pas rencontré personnellement, en chair et en os, Craig Johnson. Etant donné ce que j’en ai dit précédemment, sur sa présence en France presqu’aussi importante que celle en ligne, cela pourrait ressembler à de la mauvaise volonté. Mais je ne désespère pas… et puis, ce sont avant tout ses livres que j’apprécie, même si je le soupçonne, quelque part, d’être un peu comme ses livres.

Je n’ai pas rencontré personnellement Craig Johnson mais comme nous l’avons constaté, il n’est pas difficile de le rencontrer virtuellement. Et de rencontrer ses œuvres. Comme pour d’autres (DOA, Murakami, Marcus Malte ou encore Edgar Allan Poe), il m’aura fallu du temps pour ouvrir un de ses bouquins…

Je savais pourtant pertinemment qu’ils me plairaient, les avis donnés m’en avaient persuadé. Je pense notamment à ceux des fondus dont j’ai évoqué l’association un peu plus haut. Mais j’ai attendu. Et malgré l’attente et la non-lecture, il m’est devenu familier et j’ai ouvert ses livres comme si c’était une évidence. Bien évidemment, ça m’a plu.

 

J’avais aussi bien aimé, avec toute la relativité qu’il faut y mettre, l’émission de François Busnel dans laquelle il était apparu, ces carnets de route à travers les USA. On y rencontrait l’écrivain dans son environnement habituel… Taltan a compilé l’intégralité de cette émission sur son blog.

J’avais bien aimé cette émission (rien d’original dans les propos de l’écrivain si l’on a lu l’un des entretiens qu’il a accordés ici ou là) comme un écho, une confirmation de ce que l’on peut lire d’une des présentations du bonhomme les plus complètes que j’ai lu en préambule de l’une des nouvelles publiées gratuitement par les éditions Gallmeister.

Il a grandi dans une ville du Midwest, a fait une fugue à 8 ans, aux alentours des années 70, rappelant ainsi le jeune héro de Reif Larsen, T.S. Spivet. Il a pratiqué plusieurs métiers après ses études, un doctorat en études dramatiques, et a vadrouillé ainsi à travers son pays. Il est désormais installé dans le Wyoming, au pied des Bighorn Mountains, près de Ucross, 25 habitants.

Et c’est là qu’il a commis et commet encore les opus de la série narrée par Walt Longmire, sheriff du comté d’Absaroka.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:03

On ne peut pas dire que le Wyoming soit la porte d’à côté… et pourtant, des écrivains comme Craig Johnson nous en rapprochent sérieusement. Et la Toile ne nous tient jamais vraiment éloignés de ces auteurs venus d’ailleurs. Craig Johnson n’échappe pas à la règle. Il en échappe d’autant moins que c’est un romancier qui aime venir dans notre coin de la planète. Et qu’il est édité par une maison d’édition qui semble au petit soin avec ses auteurs, non pas que les autres ne le soient pas mais celle-ci semble plaire à ceux qui ont eu l’heur d’être choisis.

 

Craig Johnson est venu dans notre bon pays plusieurs fois, et notamment à l’occasion d’une résidence, dans le bordelais. Stéphanie Benson l’a rencontré à cette occasion et l’entretien qui en a résulté est à lire sur écla, le portail aquitain des professionnels de l’écrit, de l’image et de la musique. Quand deux écrivains se rencontrent…

Johnson a également été l’invité de Quai du polar et, à ce titre, fait l’objet d’une courte fiche descriptive sur leur site.

Lors de ses périples, le romancier est également passé par Calvisson et sa célèbre librairie, Le soleil vert, sa journée nous est décrite en image sur le site de la librairie.

En 2010, Craig Johnson a obtenu le Prix du roman noir et a, à l’occasion, rencontré Grégoire Leménager. L’entretien, traduit par son éditeur himself, est en ligne sur Bibliobs et nous donne l’occasion d’en savoir toujours plus sur cet auteur.

Si votre curiosité n’est pas rassasiée, vous pouvez aller voir du côté des éditions Gallmeister où il fait l’objet d’une courte présentation sur la page consacrée aux auteurs de la maison. Vous pourrez également trouver la présentation de ses bouquins. Un site officiel existe également, si vous souhaitez des nouvelles des dernières publications en version originale, de la série télévisée tirée des aventures de Walt Longmire ou vous acheter une casquette ou une tasse du comté d’Absaroka…

 

Pour en finir avec ce tour d’horizon en ligne, il ne faut pas rater deux autres étapes de l’écrivain de ce côté-ci de l’Atlantique.

Il est passé par Nantes, et les fondus de l’association du même nom (ou presque) n’ont pas manqué l’occasion de le rencontrer, deux entretiens en sont sortis, l’un sur leur site, l’autre sur celui du DJ Duclock.

Il est également passé par Toulouse où il a eu les honneurs d’une rencontre avec Jean-Marc Laherrère (ou est-ce le contraire ?), comme d’autres avant lui, Ellroy par exemple, que la bibliothèque de la ville rose propose de revoir.

 

Pour en finir, pour l’instant, et si vous voulez vous familiariser avec la prose du monsieur, sachez que son éditeur a offert la traduction de deux nouvelles dont Craig Johnson a fait cadeau à ses lecteurs états-uniens. Actualitté nous propose le lien vers la première d’entre elles, Un vieux truc indien, et Livres connections vers la deuxième, L’incendiaire.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:41

Après deux opus dans la même lignée, DOA écrit avec Dominique Manotti (ou est-ce le contraire ?) un ouvrage qui fouille de nouveau les recoins sombres de notre société. Après le Net et l’intelligence artificiel, certaines pratiques occultes mêlant magie noire et pédophilie, les polices et officines secrètes, voici le pouvoir et ses accointances par toujours reluisantes.

 

En 2011, la “Série Noire” publie L’honorable société. Un roman rythmé et prenant.

Un roman qui décortique une affaire d’Etat, ou comment les politiques peuvent parfois favoriser l’intérêt privé plutôt que la chose publique. Une affaire d’Etat qui prend de l’ampleur à l’approche d’une échéance importante, celle qui désignera le plus haut des notables pour les cinq années suivantes.

Un homme meurt lors du cambriolage de son appartement. Il meurt parce que son retour n’était pas prévu, accidentel, un L'honorable société (Série Noire, 2010-2011)problème automobile. Revenu trop tôt, il surprend des hommes s’intéressant à son intérieur et plus particulièrement à certaines mémoires numériques… Cet homme s’avère être un flic. Un flic employé au commissariat à l’énergie atomique qui attisait également la curiosité d’un groupe éco-terroriste. A tel point que le groupe en question a été témoin de la mise à mort du fonctionnaire.

L’imbroglio est déjà important, une équipe de la PJ, dirigée par Petrus Pâris, va tenter de débrouiller l’histoire. S’approchant, pour ce faire, un peu trop près du pouvoir en place et de certaines agences trop liées à celui-ci.

Vous l’aurez compris, c’est une affaire nucléaire et de gros sous que désossent pour nous Dominique Manotti et D.O.A. Nous suivons les protagonistes aux prises avec leurs réalités, leurs convictions ou leurs ambitions. Un père ancien grand reporter près à le redevenir pour sa fille, des barbouzes à la main un peu trop leste, des candidats ne sachant pas trop comment gérer leur image, un flic abimé, ayant quelques compte à régler… Comment vont-ils faire ?

Les personnages sont peut-être moins fouillés que dans les précédents DOA, ils restent toutefois esquissés avec un certain savoir-faire. L’intrigue est prenante, chaque avancée faisant évoluer l’ensemble, les personnages tentant de suivre, de résoudre leurs problèmes, d’atteindre un but.

 

On le savait mais ce livre le démontre efficacement, il y a collusion entre pouvoir et argent… Cet argent qui n’a pas d’odeur et pour lequel ceux qui le convoite sont près à toutes les compromissions.

Un polar au rythme entraînant, à l’intrigue rigoureuse et construite avec un certain talent. Un polar qui trouve parfaitement sa place dans l’œuvre de DOA. Une œuvre à suivre.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 17:43

En 2007 et 2009, D.O.A. publie deux romans intimement liés. Après le fantastique résolument noir, on plonge jusqu'au cou dans le roman noir.

 

Pour son arrivée chez Gallimard, à la “Série Noire”, le romancier publie un ouvrage ambitieux et foisonnant. Un roman qui offre un point de vue sur le terrorisme. Un roman très documenté mais pas un témoignage, il reste avant tout du côté de la fiction. Du côté d’une envie de l’auteur de conter une histoire. Avec des personnages riches et nombreux. Des personnages qui nous rappellent que DOA excelle dans la description des méandres de la conscience, de l’esprit.

Un produit toxique est volé lors de son passage à une frontière sensible. Un infiltré s’intéresse à un réseau lié au jihad. Citoyens clandestins (Gallimard, 2007)Une jeune journaliste va être confrontée à la dure réalité de son métier, attirée irrémédiablement au point d’être prête à s’y consacrer totalement, à tout lui sacrifier. Un personnage mystérieux, le Lynx, opère dans l’ombre, aux ordres d’une officine plus ou moins officielle. Nous sommes plongés dans de nombreux aspects cachés, sombres, de notre société. Dans de nombreux aspects sombres, cachés, d’une même histoire qui pourrait déboucher sur un événement retentissant, cauchemardesque…

Au travers des différents personnages, nous suivons un drame en marche et toutes les forces que le pays déploie pour l’empêcher. Des forces prêtes à oublier une certaine morale, à fermer les yeux sur des comportements limites. Des forces qui s’affrontent, issues de ministères, de services différents. Une concurrence pas toujours saine…

DOA décortique avec application un ensemble de micro-événements se déroulant à la périphérie de ce qui pourrait être l’intrigue principale. Mais le roman est tellement foisonnant que l’on peut y piocher, y choisir l’histoire qui nous plait, celle qui pourrait être centrale. Le suspens nous tient et nous accroche, les différents angles, points de vue, font que jamais l’on ne s’ennuie, jamais l’on ne se perd.

Le temps est encore un facteur important, scandé par des dates, à chaque début de chapitre. L’histoire se déroule sur une année, d’avril 2001 à avril 2002. L’histoire est également rythmée par les musiques que Lynx écoute.

C’est riche, prenant, et offrant un point de vue sur une société, ses côtés nauséabonds, ignorés, volontairement ou pas. Il y a de l’espionnage, du politique, et de l’humain, avec tout ce que cela peut comporter comme incertitudes, questionnements, approximations.

Avec DOA, nous ne sommes jamais loin du thriller et, à coup sûr, dans le roman noir.

 

Deux ans plus tard, Le serpent aux mille coupures frétille sur les étals. La plume de l’auteur est toujours aussi acérée.

Le temps reprend son cours. Les heures passent et sont comptées. Nous entrons dans l’histoire à H+6… et en ressortirons à H+88. Quelques jours dans un coin reculé de France où le hasard va faire se télescoper un homme solitaire et une organisation criminelle… ou plusieurs sur le point de se rencontrer.

Un choc qui va entraîner quelques réactions en cascade, quelques violences dans un voisinage aux prises avec sesLe serpent aux mille coupures (Gallimard, 2009) propres règlements de compte. Les points de vue se multiplient et les forces de l’ordre débarquent au milieu d’une histoire qu’elles vont devoir démêler en évitant un bain de sang qui paraît inéluctable.

Le fils d’un puissant trafiquant meurt sur le bord d’un chemin alors qu’une rencontre avec une autre organisation se préparait. Il meurt dans ce qui semble être un coup de malchance. Un motard blessé, a priori en fuite, a su se défendre quand un garde-du-corps s’est occupé de faire le ménage…

Le secteur va devenir l’objet de bien des affrontements…

Le gendarme Massé du Réaux, lieutenant-colonel de son état, sent le temps s’égrainer et certaines vérités lui échapper. Il va devoir les saisir avant qu’il ne soit trop tard.

C’est un livre direct, rapide, efficace. Il ne brasse pas de grands sujets de société mais décrit celle-ci au travers d’un fait divers dont les retentissements sont multiples.

Les personnages sont, une fois de plus, riches et la violence inévitable. Un appendice indestructible, inévitable, de la société.

Le regard est noir, désabusé, profond. Prenant.

Les mille coupures du titre sont une torture particulièrement raffinée et cruelle. Et cet opus apparaît comme un prolongement, un des nombreux possibles, du précédent… L’atmosphère y est presque la même. DOA n’en avait pas fini avec son intrigue, il pourra encore la prolonger à volonté tellement sa richesse est une invitation à le faire.

 

Pour s'en éloigner un peu DOA va se tourner vers une de ses semblables.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 20:46

Les deux premiers romans de DOA flirtent avec le fantastique ou l’anticipation. Ils nous offrent d’emblée une certitude quant aux talents de conteur du romancier. S’aventurant sur des terrains dangereux, minés, il parvient à nous maintenir en haleine, sans nous dégoûter, sans nous donner envie d’aller voir ailleurs.

 

Le premier d’entre eux est paru en 2004 aux éditions Fleuve Noir dans la collection “Rendez-vous ailleurs”, tout un programme. Et, avec Les fous d’avril, avant d’être ailleurs, nous sommes avant tout à un autre moment. Plus tard. En 2019. Nous sommes à un autre moment et le temps va rythmer les chapitres, ils égrainent un compte-à-rebours tout en nous propulsant quelques semaines plus tard. Nous allons évoluer entre un futur proche et un futur à peine plus lointain. Le premier chapitre prend place à H+5512. Le suivant sera à J-6. Une manière de jouer avec le temps que D.O.A reprendra. Chaque titre de chapitre reprend les premiers mots de celui-ci.

En 2019, Markus Freys est un flic. Un flic recruté par Europol et exerçant à la préfecture de police de Paris sous les Les fous d'avril (Fleuve noir, 2004)ordres du commandant Martin-Ruche. Une affaire va le ramener aux années qui ont précédé son arrivée dans la capitale. Une affaire qui commence de manière violente, un massacre dans un centre commercial, un massacre perpétré par un homme qui n’avait jusque là pas le profil pour ce genre d’acte. Un homme qui exerçait comme passeur sur le Réseau. Un “collègue” du frère de Markus, Joshua. Ou un homologue, tant le monde des passeurs est vaste. Ce massacre perpétré dans un centre commercial l’est quand Markus s’y trouve également… Le meurtrier va être arrêté, hospitalisé car son cerveau en a pris un coup. Mais l’affaire est bien plus compliquée qu’un simple coup de folie. Les passeurs sont devenus des cibles. Pourquoi ? Pourquoi les Etats-Unis s’intéressent-ils à l’affaire ? Avec l’aide de sa coéquipière, Nelly Trin-Dhi, Lise Redon, une psychiatre et Joshua, son frère passeur, Freys va mener l’enquête, tenter de comprendre de quoi il retourne et s’approcher d’êtres si semblables à lui.

Le Réseau, c’est le futur d’Internet. DOA imagine ce qu’il va devenir, son importance, comment il sera géré techniquement. Les travaux sur l’intelligence artificielle venant parasiter le tout.

C’est un roman qui envisage les conséquences de certains dangers, certaines failles. De certaines recherches. C’est un roman rythmé qui nous tient en haleine tout en nous offrant une galerie de personnages riche, variée.

C’est un roman noir où l’intrigue enfonce un peu plus, à chaque page, les personnages dans leur vulnérabilité, leurs côtés pas forcément avouables. Une intrigue qui les malmènent, les torturent.

DOA, dès ce premier roman, combine le rythme de certains thrillers, l’envie de tourner la page encore et encore, avec une intrigue lorgnant du côté de ce que l’âme humaine pourrait faire (à déjà fait) subir à quelques avancées scientifiques, tout en maltraitant ses personnages, comme la société le fait chaque avec la plupart d’entre nous…

Un roman noir d’anticipation.

Avec un petit clin d’œil en prime à Bret Easton Ellis, dont le premier chapitre d’American Psycho avait été maladroitement traduit par Les fous d’avril.

 

La même année, toujours aux mêmes éditions, paraît le deuxième opus du romancier. Cette fois, c’est dans la collection “Les Noirs”. La ligne de sang connaîtra quelques années plus tard, en 2010, une nouvelle version, revue par l’auteur et éditée dans la collection Folio policier. C’est cette version que j’ai lue.

Après la capitale de la France, nous sommes cette fois dans celle des Gaules. Un retour au présent et un déplacement vers les rives du Rhône. A Lyon, deux flics vont se trouver aux prises avec une étrange affaire. Priscille Mer, de garde à ce moment-là, croise Marc Launay rentrant chez lui. Ils se croisent sur le lieu d’un accident. Un motard roulant vite est venu s’encastrer dans une voiture en se déportant dans un virage. Un banal accident de la circulation a priori. Mais l’accidenté, dans le coma, semble sortir de chez une femme qui a disparu. Marc Launay sent une affaire comme il en voit parfois à la PJ, où il est chef d’équipe.

Le motard est, d’après les témoignages recueillis, le dernier à avoir vu la disparue. Que s’est-il passé alors ? Un La ligne de sang (Fleuve Noir, 2004)blessé dans le coma peut difficilement aider, témoigner. Les flics vont devoir aller chercher les informations où ils peuvent… Et ils vont petit à petit réaliser que leur instinct, celui qui les pousse à approfondir une affaire qui pourrait ne pas en être une, ne les trompe pas. Ils sont devant un cas à part. Une enquête comme on en rencontre rarement. Une enquête qui va se révéler sordide et à la limite d’un monde qu’ils croient connaître.

Après l’anticipation, DOA se confronte au fantastique. Un fantastique ancré dans le réel et se frottant aux plus bas instincts humains. Un fantastique affleurant dans une enquête tellement réelle.

Un homme est de nouveau dans le coma, un homme dont l’histoire va faire l’objet d’une recherche, dont l’histoire va progressivement se révéler. Et au fur et à mesure de la découverte, on s’enfonce un peu plus profondément. La progression est inéluctable et nous la suivons avec résignation et curiosité… Car, une fois de plus, les pages tournent toutes seules. Débarrassé de la nécessité d’expliqué un monde qui n’est pas tout à fait le nôtre, comme dans le roman précédent, DOA nous tient, nous happe. Il suggère et provoque le malaise sans avoir toujours besoin d’expliquer. Le trouble s’insinue comme il s’insinue dans l’esprit des personnages… Puis la réalité rejoint l’imagination. Celle qu’a provoquée l’auteur.

Le nom de la collection est particulièrement adapté, c’est noir. Et les deux flics, tout comme nous, s’enfoncent inéluctablement dans certains méandres de l’âme humaine plutôt nauséabonds.

 

D.O.A. va poursuivre son œuvre dans une autre maison d’édition et son exigence persistera. Pour notre plaisir.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 13:54

Il y a des auteurs dont on diffère la lecture. Pour diverses raisons.

Des auteurs dont tout le monde parle, que tout à coup, il faut avoir lu. Des auteurs dont ce qu’on en dit colle si bien avec ce que l’on lit habituellement, avec ce que l’on recherche dans les livres, que l’on préfère s’en éloigner pour ne pas être déçu ou pour se dire qu’il nous reste cette valeur sûre pour les envies irrépressibles de découverte. Une assurance pour les jours de curiosité prononcée.

 

DOA est apparu dans mon univers par l’intermédiaire de témoignages, de chroniques, d’articles, fleurissant un peu partout sur la Toile. A l’occasion de la sortie de Citoyens clandestins. Un nouvel auteur apparaissait. Du moins, c’est ce que je croyais. Il s’agissait en fait d’un nouvel auteur pour la maison d’édition qui l’accueillait. J’ai découvert ensuite qu’il avait déjà sévit ailleurs, commis d’autres romans. Peut-être en commet-il sous un autre nom ?

Il est apparu, chroniqué, lu, débattu, et puis récompensé. Il est apparu d’abord en grand format dans une collection qui existait jusque peu de temps auparavant dans un format de poche et qui proposait, du coup, des romans à des prix abordables. Si j’ai différé ma découverte des romans du monsieur, c’est également pour cette raison, éditoriale, on hésite à investir (car vu les prix, l’achat d’un bouquin peut parfois relever de ce type de démarche), à mettre autant d’argent dans un ouvrage dont on n’est pas certain qu’il nous conviendra…

Ma patience a duré, un autre roman est sorti, puis une réédition revue et corrigée par l’auteur d’un livre précédent. Ça commençait à faire pas mal…

Les romans étaient enfin en poche, j’ai pu acheter d’occasion son dernier commis en duo. Il ne me manquait plus qu’à dégotter son premier roman pour vous en parler et là, il m’a fallu de nouveau m’armer de patience. Plus édité, plus disponible sur les différentes plates-formes de vente, j’ai attendu avant de le trouver enfin. Pour le prix du neuf (je parle sacrément de sous aujourd’hui !), mais cette fois, l’investissement n’était plus hasardeux, je connaissais la qualité du bonhomme et savais que je le lirai et que je l’apprécierai un minimum…

 

En quatre romans en solo plus un en duo (jusqu'à maintenant), DOA a parcouru un sacré chemin, délimitant du même coup un univers intéressant et ce romancier qui se mue parfois en scénariste, né un 23 septembre 1968 (son anniversaire approche), a su maintenir une exigence au fil de son œuvre qui pousse à le lire encore, à ouvrir ses bouquins avec une certitude certaine, celle d’être bousculé, interrogé, captivé, dans un style travaillé.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 14:18

J’aborde aujourd’hui un nouvel auteur… Un nouvel auteur qui n’est pas si nouveau que ça, un auteur qui s’est choisi comme pseudo un acronyme. Pour savoir à quoi il correspond (je parle de l’acronyme), on peut aller du côté du dictionnaire du même nom qui nous propose vingt-deux correspondances possibles pour ces trois lettres. Cela ne suffit donc pas pour arrêter son choix sur ce que cet auteur a voulu évoquer. On peut trouver la réponse un peu partout, en cherchant bien, et elle correspond à l’une des propositions faites par le dictionnaire évoqué plus haut, une correspondance cinématographique, puisque D.O.A. fait référence au film noir de Rudolph Maté de 1950, avec, entre autres, Edmund O’Brien, Pamela Britton et Luther Adler. Un film noir qui est une référence évoquée sur Wikipédia (il y a un article en français mais celui en anglais est plus complet), sur IMDB et téléchargeable gratuitement, puisque tombé dans le domaine public (d’après ce que j’ai compris), sur Internet Archive. Après ça, vous ne pourrez pas dire que vous ne savez pas de quoi il s’agit. Ce film a d’ailleurs tellement marqué que, comme souvent chez les anglo-saxons, il a fait l’objet de nouvelles versions, Color me dead de Eddie Davis en 1969 en Autralie et D.O.A. de Annabel Jenkel et Ricky Morton en 1988 aux Etats-Unis et même une comédie musicale en 2011… Bref, tout ça pour dire, que D.O.A. signifie en l’occurrence “Dead on arrival” (“Mort à l’arrivée”), terme employé quand le médecin-légiste arrivé sur le lieu d’un accident ou d’un crime constate la mort de la victime.

D.O.A., l’auteur, a donc choisi un pseudonyme fleurant bon le film noir ou le polar pour écrire ses romans…

Par le pseudo, il semblerait que l’on cerne un peu mieux l’auteur, ou plutôt le genre dans lequel il se situe même si se situer dans un genre n’est certainement pas l’objectif d’un écrivain, il cherche avant tout à écrire ce qui le tente, à conter des histoires qui lui plaisent. Pour connaître un peu mieux le monsieur, bien qu’il souhaite en se choisissant un autre nom à mettre avant tout en avant ses romans, il y a quelques sites sur la toile, quelques pages vers lesquelles vous pouvez vous tournez. A l’occasion de sa venue en 2010, Toulouse Polar du Sud reprend, comme beaucoup, la présentation, courte, qui apparaît au dos de ses bouquins. Pour une autre présentation rapide, il est possible d’aller du côté de la fameuse encyclopédie collaborative. Pour l’anecdote, une tentative de thème astral a été commise sur le romancier.

Au fur et à mesure de la parution de ses romans, DOA a accordé quelques entretiens, portant sur son métier et, surtout, sur ses livres. Le cafard cosmique avait ainsi publié les réponses de l’auteur aux questions de Pat dans son rayon interviews à l’occasion de la sortie de son premier roman, Les fous d’avril. En 2006, alors qu’il compte deux romans à son actif, il accorde un entretien à Cali Rise pour Le Mague puis participe à un chat (prononcez tchate) pour l’Internaute, chat qui a également été l’occasion de la rédaction d’une présentation. La sortie de Citoyens clandestins en 2007 est de nouveau l’occasion d’un entretien avec Pat pour Le cafard cosmique. En 2009, DOA accorde une interview à Mikaël Demets sur Evene.fr pour la parution du Serpent aux mille coupures. Il en accorde également une à Christophe Dupuis qui ressort sur Bibliobs à l’occasion de la sortie de l’édition de poche du même roman. Sur Unwalkers, DOA répond aux questions de Holden pour l’arrivée de L’honorable société sur les gondoles.

DOA ne se cache pas derrière son pseudo mais il reste un auteur souhaitant avant tout parler de ses romans, ce que je ne vais pas tarder à faire moi-même.

Toutefois, et pour finir, si vous ne pouvez vous contenter de lire le romancier et que vous voulez entendre le son de sa voix, retour en 2004 pour un entretien accordé à la Salle 101 lors des Utopiales. Il y parle de son deuxième roman, La ligne de sang.

 

Ah, non, Une dernière petite chose, un blog de l’auteur est évoqué sur plusieurs des pages que je viens d’énumérer mais il semblerait qu’il n’existe plus… Dommage ! Le temps pour écrire semble manquer à DOA et il doit sûrement faire des choix dans ses priorités.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 22:04

C’est en 2005 que nous parvient Plage des Sablettes, souvenirs d’épaves, une histoire courte, une novella comme le texte précédent, Mon frère est parti ce matin, paru deux ans auparavant. Cette même année sort l’excellent recueil de nouvelles Intérieur Nord aux éditions Zulma, une lecture indispensable. Plages des Sablettes… est édité par Autrement dans la collection Noir Urbain dirigée par Claude Mesplède qui se voulait une photographie d’un lieu au travers du texte d’un auteur et des clichés d’un photographe. En l’occurrence, les photos sont de Stéphanie Léonard et tout tourne Plage des Sablettes, souvenirs d'épaves (Autrement, 2005)autour de La Seyne sur Mer, ville de Marcus Malte.

C’est une histoire différente de la novella précédente, un ton différent, une ligne droite, un seul sujet. Une journée d’un flic, Ingmar Pehrsson, qui commence sur la plage des Sablettes, tout au bout. A l’endroit où le corps de son copain, Paul, son meilleur ami, a été retrouvé quand ils n’avaient que quatorze ans. Vingt-sept ans plus tôt.

Après un prologue qui nous décrit la ville et son évolution, de manière personnelle, la vision et le ressenti d’un habitant des lieux, l’histoire démarre. Elle nous mène au long des pérégrinations du flic, il arpente les rues et ses souvenirs, à l’aune de l’événement fondateur qu’a été la mort de son copain.

C’est une histoire directe, qui se dirige sans coup férir jusqu’au présent, et à ce fait divers qui a tout changé. Pour savoir, pour comprendre et trouver le coupable, Ingmar est devenu flic. Il n’a qu’une idée en tête, qu’une affaire qui l’obnubile. C’est une narration directe, un texte court qui se lit comme ça, rapidement, mais qui reste et qui s’imprime… Si je vais un jour à La Seyne sur mer, j’y chercherai sûrement les traces, les lieux, de cette fiction. Mais je ne suis pas sûr d’aller un jour là-bas. Ce que je sais ou ce qu’il me semble, c’est que j’en ai perçu un peu de l’atmosphère.

 

Deux ans plus tard paraît, aux éditions Zulma, Garden of love. Et Marcus Malte nous offre un roman où il ose aller encore plus loin qu’avec les romans précédents. Où il ose aller plus loin, nous perdre dans les méandres d’une histoire et nous offrir une œuvre ô combien maltienne (?).

Maltienne parce qu’on y rencontre l’univers qu’il a développé précédemment. Et maltienne par son style, son rythme, qui n’ont rien d’habituel. Un style qui vous accroche, un rythme lent, lancinant, et dont la cadence vous emporte au fur et à mesure que vous vous enfoncer dans l’histoire. Une histoire maltienne.

Je ne vais pas vous résumer l’intrigue, elle l’a été cent fois et elle ne peut l’être vraiment, jouant sur les effets de miroir,Garden of love (Zulma, 2007) sur les confusions, sur la rencontre du passé et du présent, des souvenirs qui hantent et finissent par envahir. Sur des fardeaux trop lourds à porter.Sur la force de l'écrit.

Comme pour La part des chiens, tout n’est pas clair, on ne sait pas toujours ce qui meut les personnages, vers quoi ils s’aventurent. Comme Plages des Sablettes, on suit un flic désabusé, marqué par un événement passé, cherchant dans le présent une explication et rattrapé par ce qu’il fuyait jusque là. Comme pour Carnage, constellation, il y a des êtres en marge, étrangers à la société, tellement peu acclimaté aux autres…

C’est un roman qui marque pour peu que l’on se laisse emporter par son rythme si particulier, si lent. Un roman qui ne joue par sur le suspens mais sur une étrange adéquation entre l’intrigue et les personnages, leurs pensées, leur passé, un peu à la manière de Et tous les autres crèveront.

Ce roman n’est pas un résumé des œuvres précédentes, il ose s’aventurer aux frontières du fantastique, plus loin, ailleurs que les autres et nous emporte partout où il passe pour peu qu’on n’attende pas un roman formaté en l’ouvrant. C’est un roman noir mais pas un polar comme on en croise à tous les coins de rue. C’est un roman qui ne ressemble à aucun autre bien qu’il charrie des histoires et des personnages comme on aurait pu en croiser…

C’est un roman qui touche et vous laisse quelques images, différentes d’un lecteur à l’autre, une maison abandonnée, pour ma part, une belle-sœur à l’écoute, si précieuse, et exerçant un métier qui fait envie, etc…

Mais surtout, quand vous l’ouvrez, ne tenez pas compte de ce que vous aurez pu en lire ici ou là. Laissez-vous aller. Laisser vous faire.

 

L’œuvre de Marcus Malte va se poursuivre, va enrichir l’univers qu’il nous propose. Et va voir le retour de Mister

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:07

Après une pause bien méritée (autant se le dire soi-même), je suis de retour pour entamer une nouvelle année.

Je vais d'abord continuer mon parcours de l'oeuvre de Marcus Malte puis parler d'autres lectures. Loin de l'actualité littéraire et de cette rentrée foisonnante, excessive peut-être et où quelques talents vont probablement mordre la poussière...

Je vais me pencher sur les oeuvres de quelques auteurs lus récemment. Un romancier français, résolumment noir et dont le rythme des intrigues nous en fait tourner les pages avec avidité. Un romancier anglais plutôt édité du côté blanc mais dont je savoure chacun des livres et qui n'est jamais loin du roman noir, décrivant des héros malmenés par notre société et ses travers. Un états-unien, niché dans les contreforts des Rocheuses, et au personnage récurrent profondément humain.

Je continuerai également à parler d'Amila, je reviendrai du côté de Robin Cook et j'attaquerai sûrement (par la face nord ou est, à voir) d'autres grands noms du polar ou du roman noir, quelques incontournables, que je n'ai pu contourner.

Et puis d'autres encore, il sera peut-être temps également que je parle de ceux qui m'accompagnent depuis longtemps, ayant commis un nombre de romans respectables...

Ce sera toujours sur le même rythme, celui qui me permet de concilier vie de famille, boulot et lectures.

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